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Bilan énergétique 2012

Une année s’est écoulée et il est temps de refaire les comptes !

Tout d’abord, place à l’image :

Consommation 2012

 

Le constat est clair : nous avons consommés environ 20% d’électricité en moins sur l’année. Au total : un peu moins de 4000 kWh pour l’année à 4 dans 116m² habitables, contre environ 5000 kWh la première année. Si l’on se penche un peu plus sur les chiffres, on se rend compte que le gain s’est fait sur les 3 premiers mois de la période. Cela confirme donc notre hypothèse de l’an passé : la « surconsommation » a bien eu lieu à l’installation, sans doute à cause du séchage des plâtres et de la stabilisation de l’ensemble (dalle, murs…).

Bref, c’est une bonne nouvelle et pour ceux qui veulent comparer simplement notre consommation 2012 correspond à une facture EDF de 54€/mois sur 10 mois en annualisant. (538€ au total). Cela couvre bien sûr toujours la consommation courante, la VMC double-flux, les 2 petits sèche-serviettes, la pompe de récupération de l’eau de pluie et (malheureusement) le chauffe-eau électrique classique.

Pour ceux qui aiment les calculs de normalisation :

3931kWh (électriques) x 2,58 = 10 142 kWhep (énergie primaire). Soit au m² : 10 142 / 116 = 87 kWhep/m²/an (rappel : BBC sans électroménager : <50 kWhep/m²/an).

Quoi qu’il en soit, il faut ajouter le chauffage bois pour avoir des chiffres fiables.

Et le chauffage principal alors ?

Et bien c’est toujours le soleil d’avril à octobre et le poêle à bois de novembre à mars (en fonction surtout de l’ensoleillement). Pour l’année 2011-2012, comme annoncé, nous avons testé la buche densifiée. Consommation exacte : 439 kg, soit 24 cartons de 15 bûchettes. Selon les données du fabricant, le PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur) est de 4,6kWh/kg, soit 439 x 4,6 : 2019 kWhep. Plus concrètement cela correspond à un stère de très bon bois de chauffage, un et demi si le bois est moyen (l’an passé on partait sur la base un stère = 1500kWhep, en général pour le chêne on estime ça à 1800-2000 kWhep).

Maintenant pour les fous de normes :

Consommation bois au m² : 17,1 kWhep./an.

Pour atteindre le label « Maison passive » (et pas BBC), il faut que ce chiffre soit inférieur à 15 kWhep./an. Bref, nous n’en sommes pas très loin, ça nous fait plaisir car nous n’espérions pas être aussi proche de ce qui pour nous (vu notre budget) nous semblait un idéal un peu utopique.

Puisqu’il s’agit d’être exhaustif, il faut rajouter environ 3 « cubes » butagaz par an pour la cuisson (6kg par bouteille, 82 kWhep). Bref, + 246 kwhep, soit 2,12 kWhep/m²/an.

Si l’on fait le total, nous en sommes donc à 87 + 17,1 + 2,12 = 106,2 kWhep/m²/an. Chouette, le max « toutes énergies » pour le label maison passive est de 120kWh/m²/an. Nous sommes donc en dessous si nos calculs sont bons !!

Bref, les chiffres sont bons et confirment notre ressenti. Toutes nos recherches, nos réflexions, nos ajustements à notre projet ont porté leurs fruits. C’est une maison qui remplie ses promesses !

Prochain objectif, à plus long terme : la maison qui produit plus qu’elle ne consomme. Nous produisons déjà environ 3600 kWh / an avec le photovoltaïque, il faudra juste réduire encore notre consommation, probablement avec un chauffe-eau solaire.

A+ si le temps le permet, pour parler éclairage LED ou bien de domotique…

 

 

Bilan confort et énergie 2011

Bonjour !

L’anniversaire de notre emménagement est désormais derrière nous et il est temps de faire un premier bilan du confort ressenti et des consommations énergétiques (du 1er novembre 2010 au 31 octobre 2011).

Pour rappel, nous vivons à 4 dans une surface de 116m2 habitables.

* Chauffage : un poêle à bois SUPRA 7kW (HF 3932), tout fonte avec un rendement de 72%. Seche-serviette électrique 500w dans la salle de bain (haut) et 300W dans la salle d’eau (bas). Pour le reste (et le principal en fait), c’est le soleil et l’optimisation de la ventilation (VMC double-flux Duolix Atlantic).

* Eau chaude : un chauffe-eau 200L 100% électrique, faute de mieux pour l’instant.

* Cuisson : gazinière gaz (bouteille) + four électrique.

Verdict :

Pour la première année nous avons consommé 5000kWh (au compteur EDF) et 2 stères de bois environ, tout compris. Soit une facture annuelle d’environ 700€ d’électricité (le bois était récupéré gratuitement pour cette année), tout compris.

En graphique cela donne ça, pour la période du 1er Novembre (emménagement et début de la saison de chauffe) au 31 octobre :

(cliquez sur le graphique pour agrandir)

Conso2011

Comme on peut le voir, la consommation des 3 premiers mois est bien plus élevée que le reste (et apparemment égale sur les 3 mois car le relevé réel n’a eu lieu qu’après). Pas de grosse raison à cette surconsommation mais une addition de petites choses : un mois de novembre très froid (contrairement à cette année), des plâtres encore récents et donc de l’humidité à évacuer, un approvisionnement en bois parfois interrompu avec passage temporaire à du tout électrique basique, pas de garage comme sas d’entrée.

Les chiffres des 3 premiers mois 2011-2012 sont bien plus raisonnables et on peut donc s’attendre à une belle optimisation pour la deuxième année.

Mais est-on satisfait ?

Doublement en fait !!

-> Les consommations sont raisonnables puisque cela nous donne environ 43 kWh/m2/an d’électricité pour cette première année, imparfaite. Suite au commentaire éclairé de Thomas, je précise qu’on ne peut pas comparer directement avec le label BBC (La consommation sans électro-ménager doit être inférieur à 50 kWh d’énergie primaire/m2/an). Cela donnerait chez nous 43 x 2,58 = 110kWep/m²/an avec l’électro-ménager. Mais quelle part d’électro-ménager ?? Pour que la comparaison soit totalement juste il faudrait aussi ajouter chez nous l’équivalent kWh de l’énergie du bois mais je ne suis pas capable de faire une estimation fiable cette année (bois très vieux, friable et quantité très approximative car livrée en plusieurs fois). Cela nous ferait sans doute tourner au total autour de 135kWh/m2/an pour 2011 (2 stères x 1500kWhPCI/116m² = 25kWhep/m2/an).

Pour atteindre le niveau « maison passive », la consommation totale du foyer doit être inférieure à 120kWhep/m2/an. Cela nous donne cette fois-ci une base de comparaison peut-être plus fiable, sauf nouvelle erreur de calcul.  Rendez-vous l’année prochaine pour un relevé plus fiable puisque nous testons cette année la buche de bois densifié et nous saurons donc au kilo prêt ce que nous avons consommé.

-> Le confort d’hiver est pour nous très bon, avec des apports de lumière et de chaleur très importants. La période « poêle à bois » commence début novembre et fini fin février (quelques petits feux certains jours début novembre, 1 bonne flambée le soir en moyenne sinon et 2 flambées les jours très gris et très froids). Mais le confort c’est quoi ? On respecte globalement les préconisations EDF/ADEME : 19°C dans les pièces à vivre et 16°C dans les chambres. En réalité, on allume un feu quand la température passe sous 19,5°C dans le salon (et que le soleil n’est pas prévu rapidement) et on arrête d’alimenter le feu quand la température atteint 20,5°C. Cela évite que la maison et ses gros murs baissent trop et dans les faits cela nous permet d’avoir des chambres à 17°C la majeure partie du temps. En allant se coucher avec 20°C dans le salon et 0°C dehors à 23h, il fait 17°C dans les chambres. Le lendemain matin en plein hiver, il fait environ 17°C dans le salon et 16°C dans les chambres. En période de « grand froid » pour la région (gelée autour de -5°C le matin, max journalier autour de 0°C), si les jours froids s’enchaînent il peut arriver comme aujourd’hui que la chambre la plus froide soit à 14-15°C le matin. Chez nous, ça devrait arriver 2 ou 3 jours par an et ça ne nous dérange pas mais dans le cas contraire un petit appoint électrique mobile de 30mn dans la chambre concernée le soir et les températures redeviennent standard. Nous avons un branchement pour un radiateur électrique dans chaque chambre mais nous sommes maintenant sûr que nous ne les installerons pas.

Le calcul consistant à reporter l’investissement « chauffage central » vers une isolation supérieure, une VMC double-flux (par exemple) et une bonne étanchéité à l’air est pour nous quelque chose qui fonctionne !

Et quel plaisir de passer une vraie belle journée d’hiver (températures négatives, froid sec) derrière les baies vitrées, 21 voire 22°C poêle éteint…

En bonus, petite illustration :

Au lever du soleil : Salon 17,6°C (il faisait 20°C à 23h, soit 10h sans chauffage) Nuit à -2°C en moyenne.

PICT5672

 

A 16h15 : 20,6°C dans le salon, 1,5°C dehors. Chauffage : une demi-journée de grand soleil.

PICT5674

 

Courbe du rendement solaire de ce jour ici : http://econologique.free.fr/jsr/2012/15-1-2012.png

 

Un petit morceau en plus…

Après plusieurs mois sans actus, petit exercice de rétropédalage pour vous faire un rapide compte-rendu de ce qui s’est passé pendant l’été.

6 mois après la remise des clés et l’emménagement, il nous manquait la réalisation d’une « petite » option envisagée dès le début… Et un chantier complémentaire… le garage ! Grâce à quelques bonnes opportunités, nous avons donc mis à profit les 6 mois de validité restant au permis de construire pour terminer l’ensemble en moins de 2 ans, très bonne surprise !

Petit changement par rapport au tout premier projet, le garage est donc une extension en ossature bois. Plusieurs raisons à ça.

– Tout d’abord les finances : avec un frangin dans la partie, cela nous permet de faire de l’auto-construction quasiment de A à Z (sans passer par le S de Surbot Béton et le C de couverture). Cela diminue forcément le coût si on travaille avec la famille. En plus, on travaille à 2 ou à 4, c’est sympa et pas trop difficile pour la logistique. L’ossature bois permet aussi de faire une isolation et un doublage intérieur plus tard (et donc d’étaler encore les dépenses sans faire trop de compromis sur les détails).

– Ensuite, on utilise une ressource naturelle renouvelable, très peu polluante (et vivante) : le bois. On avait écarté ce choix sur la maison, on compense un peu sur le garage.

– Et l’esthétique pour une fois. La forme compacte, efficace mais très carrée du bloc maison est désormais habillée d’un volume complémentaire, plus petit, avec d’autres matières et couleurs. On aime ou pas mais nous, on adore, surtout vu depuis la terrasse.

 

Pour la construction en elle-même, je ne vais pas faire très long. C’est classique pour de l’ossature bois : on commence par une dalle béton coulée en même temps que celle de la maison, un petit surbot (muret) pour ne pas que le bois ait les pieds dans l’eau. Ensuite c’est à nous de jouer : lisse basse en pin classe 4, 4 faces d’ossature assemblés sur place, le tout en douglas (cf la charpente). Contreventement par plaques d’OSB 12mm. Pour les images ça donne ça (et la suite dessous).

Ensuite on pose le pare-pluie sur l’osb, contre-lattage puis vient le bardage en douglas (encore !). Avant la pose, 1 couche toutes faces + 2 couches extérieures d’une huile spéciale « Pento fluid IP ». C’est incolore mais ça accentue très nettement les teintes du douglas. Les différents avis sur le produit sont assez unanimes sur la longévité du traitement et sa facilité d’entretien (nouvelle couche sans poncage, à 5 ou 6 années d’intervalle en général).

Sur le toit, on ajoute un parepluie isoroof pavatherm comme sur la maison, avec le même principe de ventilation. Passage du couvreur puis poses des ouvertures (là encore même modèle). Et j’oubliais le plancher intérieur. Bref, quelques week-ends de boulot et voilà ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas, et sinon, voici les photos :